Comité de Soutien à
Bruno Joushomme (CSBJ)

 

COMITE DE SOUTIEN PRESIDE PAR JEAN-MARIE ROUART

Cette si gênante affaire Joushomme

Le 28 février 1985 : Evelyne Joushomme-Laborde décède dans un accident de voiture à côté de son mari, Bruno Joushomme.

Le 20 novembre 1998 : soit 14années après, comparu libre, il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, accusé d’avoir maquillé un « assassinat » en accident de voiture.

Depuis toujours, il crie son innocence.



Bruno Joushomme, après 12 ans de liberté provisoire, a été condamné

- sur la base d’une instruction mal menée pendant 14 années au cours desquelles se sont enchaînés les dysfonctionnements les plus invraisemblables dont les expertises judiciaires, aujourd’hui, scientifiquement remises en cause par les travaux d’un des experts judiciaires les plus reconnus,

- sur la base d’un profil fabriqué de toutes pièces
• par la famille d’Evelyne, constituée partie civile, qui avait intérêt à ce qu’il soit « condamné pour assassinat » pour «hériter » d’Evelyne,

par sa 2ème épouse, la mère de son fils, qui avait intérêt à ce qu’il soit « condamné à perpétuité » pour se « débarrasser » de lui définitivement. Ce que Bruno a découvert plusieurs années après le procès.




La 1ère requête en révision a été rejetée au motif que les nouvelles expertises ne constituent pas des éléments nouveaux Une 1ère requête en révision a été rejetée en mai 2006 .

La 2ème requête en révision a été refusée en décembre 2007 au motif cette fois que les nouvelles expertises disent que le feu est parti de l'intérieur de la voiture alors que Bruno a déclaré qu'il était parti de l'extérieur. Pour une fois les déclarations de Bruno sont prises en compte, mais, le malheur, c'est qu'il n'a jamais dit ça !!.

A noter que la commission de révision des condamnations pénales est présidée par madame Anzani qui a déja eu à connaître de l'affaire Joushomme en 1997 puisqu'elle a participé aux débats et au délibéré rejetant le pourvoi formé par Bruno contre son renvoi aux assises !!!

 


"SECRETS D'ACTUALITE" - M6 30 avril 2008

L'annonce de l'affaire Joushomme dans "Secrets d'actualité" présente Evelyne comme une alcoolique. Oui, elle aimait boire, manger, fumer ses Gitanes, rire, faire la fête, mais elle n'était pas "alcoolique". Ce portrait fait par sa propre famille, furieuse d'avoir été déshéritée, ne sert qu'à la rendre repoussante pour un homme, donc à "enfoncer" Bruno alors que leur mariage était "une union" pour un projet commun et n'avait à voir avec les clichés habituels.

Le "raccourci" de l'émission fait dans le programme de Télérama fait preuve d'une méconnaissance totale de l'affaire qui ressemble fort à un grossier parti pris ! Les rédacteurs ont-ils seulement ouvert la 1ère page du dossier ??

 
                    
 PRECISIONS APRES L'EMISSION "FAITES ENTRER L'ACCUSE"  France 2 - 

L’émission « Faites entrer l’accusé » présente l’affaire Joushomme en l’état au jour du procès et laisse chacun juger avec son intime conviction. Mais cette affaire comporte un nombre incalculable, outre de dysfonctionnements - tous défavorables à Bruno, d’imprécisions, de mensonges, de suppositions et de silences.

Nous faisons ici quelques précisions qui auraient pu faire basculer l'issue du procès si Bruno avait été écouté.

A plusieurs reprises, "on" retient contre lui des déclarations qu'il n'a jamais tenues et on ne retient pas celles qu'il a faites.

Les circonstances du mariage d'Evelyne et Bruno

Le mariage d’Evelyne et Bruno n’avait rien d’un mariage d’amour traditionnel, c’était évident ! Ils avaient décidé de s’unir pour faciliter les démarches administratives en vue d’ouvrir, au Fortin, un foyer d’accueil d’enfants éthiopiens pour les sauver de la famine et de la guerre.

Pour Evelyne, on le découvrira en lisant des courriers qu’elle avait échangés avec sa famille, ce projet était l’occasion d’affirmer sa volonté de disposer de ses biens sans avoir à rendre des comptes à ses proches (Il faut savoir qu’en septembre 1985, alors que Bruno venait d’être incarcéré, la famille d’Evelyne lui a intenté un procès pour faire annuler la donation.)

Evelyne et Bruno devaient être en Ethiopie à l'époque de l'accident mais pour des raisons de santé, ils avaient reculé leur voyage, pourtant ils avaient les visas, les billets et ils s’étaient fait vacciner. Bien entendu, Evelyne ne s’était pas ouverte de ses projets à ses proches.

S’ils ont oublié de se procurer l’alliance, ce n’est pas par précipitation, tout le monde sait que pour se marier, il faut publier des bans et qu’il y a des délais légaux à respecter ; ce mariage n’était qu’une formalité. On ne se marie en passant devant la mairie comme on achète du pain en passant devant la boulangerie.

Les versions "contradictoires de Bruno Joushomme

Bruno a déclaré « je circulais à bord de ma voiture à côté de ma femme … » ce qui est devenu « s’il n’avait pas expressément reconnu qu’il était le conducteur de la voiture, il ne l’avait cependant pas contesté », réponse supposée à une question qui n’a peut-être même pas été posée. Il n’a cessé de répéter qu’Evelyne était au volant.

Dans « faites entrer l’accusé », le policier qui était sur les lieux dit « les pieds de madame Joushomme étaient sous le volant … » Ces versions dites contradictoires vont le suivre tout le long de l’affaire alors que Bruno s’en est toujours tenu aux mêmes déclarations : Evelyne était au volant de la 2CV.

Le soir du 28 février, Evelyne et Bruno se rendaient à un rendez-vous pour une annonce dans le Particulier d’une voiture d’occasion (vérifié par les enquêteurs) pour les besoins de leur projet. Evelyne avait ré appris à conduire avec Bruno. Ce soir là, elle se familiarisait avec la 2CV qu’elle aurait dû conduire au retour tandis que Bruno serait rentré avec la voiture achetée.

Le 1/4 d'heure manquant

En effet, il ne fallait pas une demi-heure pour se rendre de la maison des parents Joushomme au lieu de l’accident mais il fallait tenir compte du fait que la voiture n’était pas garée devant la maison des Joushomme mais dans une rue avoisinante. Ils se sont rendus à pieds jusqu’à la voiture en compagnie de la mère de Bruno. Jamais les enquêteurs n’ont tenu compte de cette précision, qui lève le pseudo mystère sur le temps écoulé entre leur départ de la maison et l’heure de l’accident.

L'accident

Le policier qui témoigne dans « faites entrer l’accusé » déclare que l’avant de la voiture et le radiateur étaient enfouis dans la terre. La voiture ne s’est donc pas «arrêtée », il y a bien eu choc, d’autant que la tête de Bruno a violemment heurté le haut du pare brise, il a eu un traumatisme crânien, vérifié par l’hôpital de Sèvres.

La voiture ne pouvait pas être en 1ère, cette vitesse ne passait plus depuis des années. (dans une 2CV la 1ère et la 3ème sont très proches l’une de l’autre…) L’absence de traces de freinage a été relevée au cours d’une enquête plus d’un mois après l’accident.

Tout de suite après le choc, Bruno voyant le feu commencer est sorti, la portière, côté passager s’est refermée derrière lui tandis qu’il faisait le tour de la voiture pour aider Evelyne à sortir mais, n’arrivant pas à ouvrir la porte côté conducteur, elle s’était déjà déplacée du côté passager par où Bruno était sorti.

La reconstitution, 10 ans après l’accident, ne tient pas compte des déclarations de Bruno et du premier témoin. Ce dernier déclare : «tout à coup le feu a redoublé de force, j’ai plaqué Bruno Joushomme au sol pour l’empêcher d’aller se jeter dans le brasier » - Et les experts de la reconstitution : « … nous avons pris une perche de plusieurs mètres, enrubannée de chiffons imbibés d’essence et le feu est parti d’un seul coup, les flammes atteignant le sommet des arbres … » (Bruno aurait fait tout cela dans le noir, sans être vu des automobilistes de passage, sans se verser une goutte d’essence sur lui ??)

Lucien et Lina Laborde se sont rendus sur les lieux de l’accident très peu de temps après, ils ne parlent pas de perche, pas de chiffons calcinés, pas de bidon vide. Dans la voiture il y avait un bidon d’essence parce que la jauge ne fonctionnait plus. Sous le choc, le bidon a pu glisser sous le siège passager et s’enflammer, d’où les traces de feu à cet endroit.

Lina Laborde oublie de dire que son mari, Lucien, le frère d’Evelyne, s’est rendu sur l’épave de la voiture à plusieurs reprises, accompagné d’elle-même puis de ses enfants, alors qu’en tant qu’avocat il devait bien savoir que c’est une faute grave, l’épave étant la seule preuve matérielle.

Pourquoi la mère de Bruno, soupçonnée de complicité n’a-t-elle pas été appréhendée ? Parce qu’elle n’était pas destinataire de la donation ?

Les déclarations du frère de Bruno

Au cours de la garde à vue, la police lui annonce que sa mère a avoué, qu’ils ont trouvé un bidon d’essence vide à côté de la voiture et lui montrent un rapport d’autopsie présentant un étranglement. Surpris devant ces preuves formelles, il doute et dit que Bruno était assez intelligent pour monter un stratagème mais que celui là n’est vraiment pas malin.

Ces preuves sont toutes fausses, la mère n’a pu avouer ce qui ne s’est pas passé, il n’y avait pas de bidon d’essence vide et le pseudo étranglement est une erreur de lecture du rapport d’autopsie. Il ne l’apprendra que 2 mois après, au cours du premier parloir qu’il aura avec Bruno à Bois d’Arcy.

Les bijoux d'Evelyne

Ce sont les Laborde Chauvière qui ont été les premiers à pénétrer l’appartement après la mort d’Evelyne ; Hanna, la dame de compagnie, leur avait ouvert la porte. Bruno n’avait matériellement pas eu le temps de venir à l’appartement avant, d’autant que si cela avait été possible, Hanna qui occupait les lieux aurait bien remarqué sa visite et ne se serait pas gênée pour le dire. Dès sa sortie de l’hôpital de Sèvres il s’est rendu à l’institut médico légal (fermé puisque c’était un dimanche) pour voir le corps d’Evelyne ; il y retrouve la famille d’Evelyne qui l’invite dans son appartement, déjà installés « chez eux », pour partager le déjeuner dominical.

La conversation portait sur le lieu de l’enterrement –pas au Père Lachaise à côté des parents Laborde, cet emplacement coûtait trop cher, peut-être en Bretagne puis qu’elle était attachée à cet endroit ?? » - puis sur la succession. C’est alors qu’ils se retournent vers Bruno et lui demandent si Evelyne a fait un testament. Ils se dirigent vers le coffre fort pour vérifier et Bruno leur dit qu’ils se sont fait une donation entre époux. Selon leur propre aveu pendant le procès, ils sont devenus « blêmes », leur attitude vis-à-vis de Bruno a radicalement changé.

Devant leur déchaînement Bruno a vidé tout le coffre qui contenait les bijoux et des courriers forts intéressants. Le pire pour eux était arrivé : Evelyne les avait déshérités.

Ces fameux bijoux, il ne les avait pas cachés, la police n’a pas eu de mal à les trouver quand elle est venue perquisitionner dans maison de Meudon, ils étaient simplement placés dans le tiroir de la table de nuit.

Les autopsies

Qu’est-ce que le corps d’Evelyne devait dire ? Sous l’effet de la chaleur, le crâne a quasiment explosé, au point qu’après plusieurs autopsies, les médecins n’ont pas pu le reconstituer. Il fallait pourtant faire parler le « trou » au milieu du front … le médecin légiste a écrit « les os du crâne ne présentent pas de traces de violence ni d’objet contendant, les os ont éclaté sous l’effet de la chaleur…. ». Dans l’acte d’accusation, puisque les autopsies affirmaient que Bruno n’avait pas porté de coups, il restait qu’il avait du faire une prise de karaté à Evelyne, puisqu’il pratiquait ce sport, … dans l’habitacle d’une 2CV, avec quelle violence ! et sans qu’Evelyne, pourtant « puissante », ne réagisse !!

Coïncidences__

Reprenons la chronologie :

En juillet 1996, après avoir assuré Bruno de son amour indéfectible pour lui quelques semaines au paravent, sa femme, mère de son fils lui annonce qu’elle veut divorcer, elle veut la garde exclusive de leur fils et de l’argent. Elle menace Bruno : « tu n’es pas en position pour refuser ».

Mars 1997, comme si elle mettait sa menace à exécution, elle écrit au procureur de la République : « … j’attends que Bruno Joushomme soit jugé car seule ne condamnation définitive me permettrait d’obtenir le divorce… » et elle l’accuse avec une haine terrible des pires intentions et des pires attitudes à son égard, sans preuve.

Juin 1997 alors que toutes les chambres d’accusation avaient rejeté les expertises, la 5ème chambre d’accusation fait volte face et renvoie Bruno aux assises !

Septembre 1997, rejet du pourvoi en cassation formé contre cette décision.

Bruno est toujours en liberté, il se constitue prisonnier le 15 novembre 1998, il est condamné à perpétuité le 20 novembre 1998.

  • Dates importantes
    • Septembre 1984

      Retrouvailles de Bruno Joushomme avec sa cousine Evelyne. Ils décident d'ouvrir dans la maison d'Evelyne, le Fortin, un centre d'accueil pour enfants éthiopiens en danger

    • Décembre 1984

      Décembre 1984, ils se marient pour faciliter les démarches administratives liées au projet.

    • Janvier 1985

      Evelyne et Bruno signent une donation au dernier survivant, Evelyne écarte ainsi sa famille de son héritage, ce qu'elle voulait depuis longtemps, comme on a retrouvé dans ses écrits.

    • 28 février 1985 : le drame

      L'accident, Evelyne meurt carbonisée dans un accident de voiture

    • 3 mars 1985

      Bruno sort de l'hôpital et se rend à l'appartement où il vivait avec Evlyne. Surprise : la famille d'Evelyne est installée pour le déjeuner dominical. Ils préparent la succession mais coup de théâtre, ils apprennent par Bruno qu'elle et lui ont signé une donation qui les écarte de l'héritage.

    • 6 mars 1985

      La famille d'Evelyne porte plainte contre Bruno Joushomme pour "assassinat" - seul acte pouvant annuler une donation.

    • Septembre 1985

      Bruno, sa compagne, sa mère, son frère sont placés en garde à vue. Il sera incarcéré pendant 14 mois.

    • Novembre 1986 - 1991

      Bruno sort de préventive en novembre 1986, il ne sera plus interrogé par les juges d'instruction successifs avant 1991, soit 4 ans. Il s'inscrit à la fac de Nanterre et rencontre celle avec qui il va partager les 10 prochaines années.

    • Juin 1994

      Bruno se marie avec celle qui partage son combat depuis 8 ans.

    • Octobre 1994

      Naissance de leur fils

    • Novembre 1998

      Rejet du pourvoi en cassation.

    • Décembre 1999

      Rejet du pourvoi en cassation.

    • Mars 2002

      Rejet de requête devant la cour européenne des droits de l'Homme pour motif de forme.

    • Décembre 2006

      Rejet de la 1ère requête en révision.

    • Décembre 2007

      Rejet de la 2ème requête en révision.